La filière « Affaires publiques » est suivie dans le cadre de la scolarité dans le cycle Master du programme grande école de l’ESSEC.
Cette filière débouche, le cas échéant, sur une année de préparation intensive aux concours administratifs, en particulier au sein de la préparation partenaire (préparation des concours de la haute fonction publique de l’Ecole Normale Supérieure et de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : cipcea.pantheonsorbonne.fr/prepa-concours-de-la-haute-fonction-publique-paris-1-ens ). Cette formation est un double diplôme puisqu’elle permet d’obtenir, en plus du diplôme de l’ESSEC un Master 2 « Affaires publiques ». Il existe d'autres façons de préparer les concours administratifs (stages, préparation de l'Université Paris Dauphine, de l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, de Sciences-Po...).
Il y a donc lieu de distinguer trois temps :
1°) Le suivi de la filière « Affaires publiques » pendant la scolarité de l’ESSEC
2°) L’année de préparation intensive des concours administratifs en fin de scolarité Essec ou l’année qui suit immédiatement la diplomation
3°) La scolarité dans une Grande Ecole administrative en cas de réussite aux concours (INSP, ENM, INET…).
Les deux dernières étapes ne concernent évidemment que les étudiants qui souhaitent passer les concours administratifs.
La filière « Affaires publiques » repose sur trois piliers au cours de la scolarité à l'ESSEC :
Les 5 cours de la filière :
Le cours "Devenir Haut Fonctionnaire" - DEVD31252
Le cours "Etat & gouvernance" - DEVD31134
Le cours "Finances publiques et fiscalité"
Le cours "Droit de l'ingénierie financière publique et privée"
Le cours "Eloquence, débat public et politiques publiques"
Un stage d’au moins trois mois dans le secteur public
L’accompagnement individuel et collectif des étudiants
Le cours "Devenir haut fonctionnaire" vise à présenter les principales matières au programme des concours administratifs (culture générale, politique économique, droit public, questions sociales, questions internationales, etc.) et les différents niveaux de l’intervention publique (territoriale, nationale, européenne et internationale). Ce cours est aussi l'occasion de donner des conseils de préparation aux concours (fiches, entrainements, actualisation, méthodologie des épreuves...). Les étudiants s'exerceront à la rédaction de deux types de documents fréquemment demandés aux hauts fonctionnaires : les policy papers et les notes opérationnelles.
Le cours "Etat & Gouvernance" vise à présenter le cadre et les spécificités de l'action publique du point de vue de ses moyens d'action (production de normes législatives et règlementaires, intervention par l'intermédiaire d'opérateurs publics, transformations de l'action publique avec l'aide de cabinets de conseil, spécificités de la gestion des établissements publics, examen des politiques publics par des corps d'inspection ou des organisations internationales, coordination interministérielle, régulation par des autorités administratives indépendantes...). Les techniques de la gouvernance publique françaises pourront être comparées aux approches des autres pays ou appliquées à des thématiques particulières (politique de sécurité, politique culturelle, politique sociale, politique éducative, etc.).
Le cours "Finances publiques et fiscalité" présentera l'une des composantes essentielles des politiques publiques et de l'intervention de l'Etat dans l'économie et la société, à savoir l'action budgétaire. Représentant aujourd'hui près de la moitié de la richesse nationale, les prélèvements fiscaux et sociaux et les dépenses publiques et sociales sont aujourd'hui en crise au regard de la soutenabilité de la dette et des déficits récurrents et du point de vue de l'efficacité des prélèvements et de la redistribution et du point de vue de la capacité de la puissance publique à faire face aux défis actuels (financement de l'Etat providence, régulation et stimulation d'une économie fondée sur l'innovation, etc.). Le cours présentera les différentes modalités d'aides publiques à l'économie (subventions, garanties publiques, crédits d'impôts, exonérations) et les contraintes qui pèsent sur elles (régime des aides d'Etat, contrôle de la Cour des comptes...). La deuxième partie du cours se concentrera sur les recettes fiscales présentées du point de vue des contribuables : la fiscalité des entreprises et des groupes (IS, TVA...) et la fiscalité des ménages et des investisseurs (IR, IFI...). Les questions actuelles soulevées par la mondialisation et la digitalisation feront l'objet de développements spécifiques et conduiront à s'interroger sur les marges de manoeuvre des Etats et sur les réformes qu'ils doivent mettre en oeuvre.
Le cours "Droit de l'ingénierie financière publique et privée" vise à donner aux étudiants des clés pour mettre en oeuvre des montages complexes, empruntant à la fois à des techniques privées (holdings, contrats, titres financiers hybrides, sûretés, pactes d'actionnaires...) et à des instruments publics (partenariats public-privé, régulation...). En pratique, de nombreuses opérations de financement sophistiqué mobilisent simultanément les expertises des banques d'affaires, des cabinets d'avocats, des notaires, des fonds d'investissement ou la CDC et des services de l'Etat (APE, Direction du Trésor, CIRI...). Ce cours sera l'occasion de présenter les principales opérations de haut de bilan (M&A, LBO...) et les opérations financières impliquant les pouvoirs publics (nationalisations/privatisations, financement de projets d'infrastructures...).
Le cours "Eloquence, débat public et politiques publiques" souligne l'importance de la communication, en particulier de la communication orale (les discours), pour les décideurs (responsables politiques, dirigeants d'organismes publics ou d'entreprises, leaders d'opinion...). Ce cours préparera les étudiants à prononcer eux-mêmes des discours ou à préparer les discours des responsables qu'ils assistent (membres de cabinets, "plumes", auteurs "d'éléments de langage"...). Ce cours sera l'occasion d'analyser le fonctionnement du débat public (à travers notamment l'élaboration de cartographies argumentatives...) et de comprendre pourquoi les politiques publiques doivent être accompagnées d'actions de communication pour qu'elles puissent être mises en oeuvre efficacement dans un contexte général de défiance à l'égard des institutions et de tentatives de manipulation de l'information (diffusion de fakenews...).
Les étudiants qui suivent la filière doivent effectuer un stage d'au moins trois mois dans le secteur public. Les étudiants qui ambitionnent de passer les concours administratifs doivent nécessairement effectuer un stage dans la fonction publique au sens strict (préfectures, ambassades, ministères, collectivités locales…). Les étudiants qui ne souhaitent pas passer les concours administratifs pourront plus largement postuler dans des structures publiques ou parapubliques voire des entreprises travaillant pour le secteur public. Des possibilités de formation en alternance sont envisageables. Les étudiants qui souhaitent rejoindre les institutions européennes (Commission, CJUE, Conseil de l'Europe, BCE, Cour des comptes européenne, etc.) sont fortement incités à effectuer des stages dans l'écosystème des institutions européennes (institutions européennes, agences, think tanks, etc.).
Tout au long de la filière, les étudiants inscrits dans la filière « Affaires publiques » bénéficieront d’un accompagnement personnalisé avec le responsable de la filière.
L’accompagnement se matérialisera aussi par des Rencontres avec des diplômés de l’ESSEC ayant passé les concours de la fonction publique et des personnes exerçant des missions dans différents champs de la sphère publique (métiers de la culture, métiers des relations internationales et de la diplomatie, métiers de la régulation bancaire et financière, métiers de la politique, etc.).
La préparation des concours administratifs est particulièrement exigeante parce qu'elle implique de maîtriser des méthodes particulières et d'acquérir des connaissances en partie différentes de celles qui sont acquises en classe préparatoire ou en école de management. Les étudiants inscrits dans la filière « Affaires publiques » qui souhaitent passer les concours donnant accès à la haute fonction publique, doivent s’y préparer efficacement pour avoir le maximum de chances de les réussir.
La filière « Affaires publiques » de l’ESSEC constitue une première étape dans la préparation des concours. Les étudiants qui ont suivi les cours de la filière et qui disposent de temps pour préparer les concours, peuvent les présenter une première fois, avant même d’être admis dans cycle intensif de préparation aux concours de la haute fonction publique.
C’est toutefois l’année intensive de préparation aux concours dans le cadre de la préparation du partenaire qui constitue l’étape décisive pour passer les concours. Cette année intensive permettra aux étudiants de compléter leurs connaissances, de suivre des enseignements d’actualisation et d’acquérir des réflexes et de la rapidité dans l'exécution des exercices.
Le partenaire de référence de la filière « Affaires publiques » de l’ESSEC est la Préparation aux concours de la haute fonction publique de l’Ecole Normale Supérieure et de l’Université Paris Panthéon-Sorbonne.
Après avoir suivi et validé les 5 cours de la filière et réalisé le stage demandé, les étudiants qui désirent préparer les concours de la fonction publique française seront sélectionnés sur la base de leurs résultats et de leur motivation pour bénéficier du partenariat avec la préparation de l’ENS et de l’Université Paris 1 permettant d’accéder directement à cette préparation qui offre les plus grandes chances de succès aux concours.
Dans le cadre de la "Réforme de l'ENA et des modalités d’accès à la fonction publique" (suppression du classement de sortie et de l’accès direct aux grands corps à la sortie de l’école, etc.), il est particulièrement recommandé de construire le plus tôt possible son profil pour accéder aux fonctions visées, à travers des formations académiques et des stages pertinents. Par exemple, pour accéder aux juridictions administratives, il sera judicieux d’avoir un diplôme universitaire en droit public. Des stages en ambassade ou la maîtrise de langues rares constitueront des atouts pour accéder aux métiers de la diplomatie. Une expérience significative en audit sera utile pour obtenir un poste dans les chambres régionales des comptes ou à la Cour des comptes. Des connaissances reconnues en économie ou en finances publiques prépareront les étudiants à postuler aux ministères de l’économie et des finances.
Comment s’articulent la filière Affaires publiques de l’ESSEC et la Prep’ENA-Master d’affaires publiques de l’ENS-Paris 1 ?
D’un point de vue académique et administratif, et conformément à l’accord de partenariat conclu entre l’ESSEC et l’ENS et l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, il y a deux situations différentes selon que les étudiants suivent cette formation pendant leur scolarité à l’Essec ou après avoir été déclarés diplômés par le jury de diplôme notamment en juillet.
Pour ceux qui suivront la prépa pendant leur scolarité, elle sera considérée comme un double diplôme. L’obtention du Master Affaires publique de Paris 1 sera équivalent à 7 UV de cours pris en compte pour la diplomation de l’ESSEC (cette équivalence est évidemment subordonnée au fait que les étudiants en question valident les conditions fixées par Paris 1) et les coûts liés à l’inscription administrative chez le partenaire sont pris en charge par l’ESSEC. Pendant leur année chez le partenaire, ils restent étudiants de l’Essec et ils doivent procéder à leur ré-inscription.
Pour les étudiants qui sont ou qui seront diplômés de l’ESSEC, la préparation de l’ENS-Paris 1 correspond à une poursuite d’études, le partenariat leur ayant permis l’accès à cette formation sans l’épreuve de sélection habituellement pratiquée. Ils pourront bien sûr obtenir (toujours sous réserve d’avoir rempli les conditions) le Master en Affaires publiques de Paris 1, mais ce sera un diplôme supplémentaire (en plus de leur diplôme de l’ESSEC). Ils ne seront plus étudiants à l’Essec. Les frais liés à l’inscription administrative dans cette formation sont fixés à 3000 €. Ils ne seront pas pris en charge par l’Essec et resteront donc à la charge des étudiants se trouvant dans cette situation. Ils recevront une demande de paiement émise par l’Essec qui, comme prévu dans notre accord de partenariat, procèdera à un reversement de la totalité de la somme perçue au partenaire.
Les voies pour intégrer la fonction publique européenne et pour postuler dans les organisations internationales sont spécifiques. Les étudiants qui veulent s’engager dans ces carrières seront invités à emprunter les voies les plus adaptées (acquisition d’une formation complémentaire à l’étranger, préparation d’un doctorat, etc.) en fonction de leur profil et de leur projet.